Hospitalité Carnet de route

Ariège, fin du voyage

28.01.15

Enfin, on y était arrivé, on avait fait les 22 régions de France Métropolitaine ! On a recalculé quand même, pour être sûrs mais c’était bon ! Arrivés à Toulouse, on a commencé à relâcher un peu la pression. Et puis, et puis, on a enfin touché la dernière étape de notre voyage en Ariège.

Pour marquer le coup, parce qu’on ne fait pas un tour de France tous les dimanches, des amis nous ont rejoints pour une randonnée, dans la montagne, au-dessus du village natal de mon grand-père. On est partis du village, à 900m d’altitude environ. On a d’abord emprunté le chemin qui traversait la forêt, zigzaguant entre les arbres, les fougères et les ronces pour arriver au-dessus des arbres, là où plus rien ne pousse à part une herbe étrange piquante. On était sur la crête pour atteindre le sommet de la montagne. On a marché, marché, marché. Il faisait très beau, la lumière était incroyable, plus on avançait plus on voyait les sommets au loin, l’Espagne par-là, l’Andorre, les vallées des Pyrénées. Après quelques heures de marche, ça ne montait plus, ça descendait presque à pic vers le lac. Soulagement d’être au sommet, d’y être arrivé, à 1984 mètres.

Arrivés au lac, notre lieu de campement, il fallait encore trouver du bois pour le barbecue, planter les tentes et s’installer pour la nuit. Puis, on commencé le feu et sorti la saucisse de Toulouse, celle qui fait plaisir après une bonne journée de marche. J’ai saisi le paquet et déballé le tout, et là, surprise, je n’avais pas pris la fameuse saucisse mais le boudin noir qu’on gardait pour le lendemain ! Déception ! Après toute cette marche, du boudin ! On l’a quand même fait, comme il faut, au feu de bois. Cela a pris un peu de temps mais ça s’est avéré plutôt bon le boudin grillé avec une tranche de pain. La nuit est tombée, il ne faisait pas bien chaud à 1600 m. Les étoiles brillaient dans le ciel et une fine couche de glace recouvrait la toile des tentes.

boudin

Au réveil, un peu vaseux, il ne faisait toujours pas chaud. Après un p’tit dèj expéditif, on a fait tout le chemin inverse : remonter jusqu’au sommet et ensuite redescendre jusqu’au village. On avait un peu faim et plus rien à manger! Un comble pour notre dernier jour de tour de France culinaire… Dans la soirée, nous nous sommes retrouvés autour de la table, une bonne dizaine, et on a fait un sort à la saucisse de Toulouse restée à la maison. Ce soir là, avec Siméa, on a officiellement mis fin à notre tour de France, en trinquant avec la prunelle qu’on nous avait offerte à Stosswhir en Alsace. Et c’est ainsi qu’a pris fin notre aventure, quelque part en Ariège, dans les montagnes des Pyrénées.

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