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Emballages alimentaires: E.Leclerc « s’engage contre la pollution cancérigène »

par AFP
27.09.16

L’enseigne de grande distribution E.Leclerc a annoncé mardi qu’elle allait « s’engager contre la pollution cancérigène des emballages alimentaires » en modifiant le cahier des charges de ses marques propres, à la suite de l’alerte d’une ONG. En octobre dernier, l’ONG Foodwatch avait alerté sur la contamination chimique de produits alimentaires courants – comme les pâtes ou le riz – par des emballages cartonnés, affirmant que des huiles dérivées d’hydrocarbures avaient été retrouvées. Foodwatch en avait appelé à l’industrie alimentaire et demandé aux pouvoirs publics de rendre obligatoires de nouvelles règles. Elle avait par exemple demandé au groupe Auchan de rappeler des lentilles corail, produit le plus contaminé selon l’ONG dans son étude concernant 42 produits. Auchan avait répondu, en avril, en indiquant qu' »un nouvel emballage en fibre vierge a été introduit dès les livraisons de février 2016″ et que le produit en question ne faisait « plus l’objet d’un approvisionnement de nos magasins ».

Mardi, Michel-Edouard Leclerc a annoncé que le groupement de distributeurs indépendants E.Leclerc allait « s’engager fortement contre la pollution cancérigène des emballages alimentaires », dans un texte publié sur son blog, à l’issue d’une rencontre lundi avec Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch France. Cet engagement va se traduire par « un cahier des charges rénové pour ses marques propres (Marque Repère, EURco+) » qui vont prendre « en compte ces nouvelles exigences. Sur plus d’une cinquantaine de références identifiées, l’objectif est qu’au deuxième semestre 2017, leurs emballages et conditionnements soient satisfaisants », est-il précisé. Concernant les marques nationales, M. Leclerc évoque « des exigences » qui seront « clairement exprimées »: « j’ai demandé qu’à tout le moins, dans le cahier des charges des acheteurs, on prépare la prohibition des emballages contenant des MOAH (dérivés d’hydrocarbures) et/ou présentant des seuils de MOSH (hydrocarbures saturés) supérieurs à 2 mg/kg ». Aucune réglementation n’existe actuellement sur les quantités acceptables de ces huiles minérales dans les produits alimentaires. Mais l’agence sanitaire européenne (Efsa), dans un avis de 2012, indiquait que l’exposition à ces substances via la nourriture était « une préoccupation potentielle ».

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