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Biodiversité: les semenciers conservent de vastes collections de variétés

26.07.14

Les entreprises semencières jouent un rôle important dans la conservation d’une foultitude de variétés de plantes et la biodiversité n’est pas l’apanage d’associations militantes comme Kokopelli, dit le Gnis (Groupement National Interprofessionnel des Semences) leur organisation interprofessionnelle.

A côté des variétés homologuées autorisées à la commercialisation (6.500 en France, 34.500 dans l’Union européenne), les semenciers, de même que INRA, entretiennent de vastes collections de variétés dont un grand nombre est mis à disposition du public. « Celle de Kokopelli est ridicule à côté« , déclare François Burgaud, directeur des relations extérieures du GNIS. Depuis plus d’un siècle, dit le GNIS, les semenciers répertorient, décrivent et maintiennent les ressources génétiques de toutes les espèces agricoles.

Par exemple, il existe 336 variétés de blé tendre inscrites au catalogue français officiel. Mais les semenciers réunis dans un réseau blé disposent d’une collection de 2.190 variétés, dont 1.781 sont mises à disposition du public, tandis que l’Institut national de recherche agronomique (INRA) en compte 12.911, ajoute le responsable.

« Dans le débat sur la diversité des plantes, ces chiffres font prendre conscience que la diversité de ce que l’on trouve chez le marchand de légumes n’a rien à voir avec la diversité qu’il y a dans les champs et la diversité qui est conservée« , souligne François Burgaud. « Les marchands de légumes n’ont aucune envie d’avoir 2.400 références de melons dans leurs étals« . L’entretien et la conservation des différentes variétés, dans le cadre de 27 réseaux, coûte à l’inter-profession environ 3 millions d’euros, pour un marché français des semences annuel d’environ 3,2 milliards d’euros.

Le GNIS dément en conséquence l’accusation des militants des semences libres selon lesquelles les entreprises ont « confisqué le vivant » au détriment de la biodiversité. La règlementation sur les semences est publique, ajoute M. Burgaud. « Ce ne sont pas les semenciers qui ont demandé de ne pas avoir le droit de mettre ce qu’ils veulent sur le marché. Les gens qui font des OGM aimeraient bien ne pas avoir besoin d’une autorisation et pouvoir les vendre sur le territoire européen« , ironise-t-il.

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