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Bayer-Monsanto

Le droit, une arme possible pour arrêter de s’empoisonner

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François Collart-Dutilleuil a mal tourné. Spécialiste du droit des contrats et du droit immobilier, il aurait sans doute pu faire fortune et intégrer une Trump tower. Mais le voilà aujourd’hui dans le cercle des grands spécialistes du droit de la sécurité alimentaire, un vaste champ juridique qui couvre toutes les activités de la fourche à la fourchette. C’est à ce titre qu’il est allé à La Haye en octobre dernier pour assister à la première réunion du symbolique  « Tribunal Monsanto » dont nous vous avions parlé ici.

Nous avions déjà rencontré François Collart Dutilleul à l’occasion de l’Exposition Universelle de Milan pour qu’il nous décortique le droit des contrats en matière d’accaparement des terres agricoles. Exercice difficile à la portée de quelques pédagogues seulement.

Procès symbolique contre Monsanto

Nous avions compris alors que le droit est une arme qu’il faut savoir manier pour trouver des solutions là où l’on se sent souvent complètement démuni. Exemple avec les dégâts causés par les pesticides où le pot de fer et le pot de terre sont bien les seules images qui nous viennent quand on pense à la fusion Bayer-Monsanto. François était à La Haye pour ce procès symbolique contre Monsanto, « ça pourrait être d’autres » précise-t-il. Alors, ce genre d’opération a-t-elle la moindre utilité?

Combattre les grands groupes de la chime, c’est possible

François Collart-Dutilleul ne se contente pas de discourir sur les méfaits d’un système à bout de souffle. Il donne les solutions les plus concrètes que le droit peut offrir pour contrer les méfaits des grands groupes comme ceux de l’industrie chimique …