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Les 20 ans de MSC

La pêche durable, c’est quoi ?

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On devrait dire les pêches durables. Il n’y a en effet aucun critère universel qui permet de définir une fois pour toute comment protéger l’ensemble des mers et des océans. Et ceux qui penseraient que la pêche durable est un truc simple à mettre en oeuvre doivent se rendre à l’évidence de la complexité.

Le chef Philippe Hardy, la windsurfeuse Marine Hunter, le photographe Frédéric Briois et le pêcheur Stéphane Pinto, que nous vous avons présentés montrent que seuls les humains convaincus et engagés peuvent protéger les océans. C’est la somme de leurs investissements et de leurs énergies qui permet d’imaginer les possibles méthodologies pour assurer la protection des océans, mais Dieu (Poséidon) que ce n’est pas simple!

Pour s’y retrouver, les organisations, à l’instar de MSC, définissent quelques principes qui reposent d’abord sur l’état du stock et sur la capacité d’une espèce à se reproduire dans les meilleures conditions sans que le stock ne s’appauvrisse ou, pire, tende à disparaître. Évidemment ces critères diffèrent en fonction des espèces et des espaces maritimes concernés. Ainsi, selon la FAO, un milliard de personnes dépendent du poisson dans la zone Asie – Pacifique comme source de protéine et la région concentre 80% des pêcheurs et des fermes aquacoles. Le contrôle de la situation s’avère donc bien plus sensible à cette échelle géo-politique.

Deuxième critère, encore plus compliqué à appréhender : l’impact environnemental. Pour faire simple, une espèce peut en cacher une autre. La diversité doit être préservée et la survie d’une espèce ne doit pas, par exemple, amener à la destruction d’une barrière de corail.

Enfin, derrière tout ça, il y a des entreprises, petites ou grandes, avec des femmes et des hommes qui vivent de la pêche et on ne peut s’affranchir des conditions de travail et des performances de ces entreprises pour être sûr que la pêche durable ne se fait pas à un coût social déplorable.

On l’aura compris, protéger les océans relève du croisement de multiples paramètres qui doivent, qui plus est, être partagés à un niveau international. Reste un critère sur lequel tout le monde peut se mettre d’accord : le rôle du consommateur qui peut, dans bien des cas, décider de ce qu’il consomme, ou pas.

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L’océan est vivant, la vidéo de MSC

Illustration : Clémence Paillieux