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L’entreprise Chéritel condamnée pour des tomates étrangères estampillées « origine France »

par AFP
15.11.19

Le grossiste breton de fruits et légumes Chéritel a été reconnu coupable de « tromperie » sur l’origine d’un produit, après avoir vendu des tomates étrangères estampillées « origine France », a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Saint-Brieuc.

Le gérant de l’entreprise Jean Chéritel a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à trois mois de prison avec sursis pour « tromperie sur l’origine française ou étrangère d’un produit« , a indiqué à l’AFP le procureur Bertrand Leclerc. Le dirigeant et l’entreprise Chéritel Trégor Légumes, basée près de Guingamp (Côtes-d’Armor) ont également été reconnus coupables de « production ou transformation de denrées alimentaires sans en assurer la traçabilité« . Le total des amendes s’élève à 99.000 euros. La justice a également ordonné la confiscation des sommes saisies sur le compte du gérant et de la société, au total 248.000 euros.

Les enquêteurs de la répression des fraudes ont établi que d’importantes quantités de tomates étrangères achetées par l’usine avaient été, en 2017, revendues « francisées » à la grande distribution. Interrogé par l’AFP, Jean Chéritel a annoncé son intention de faire appel, indiquant ne « pas comprendre le jugement« , trop sévère selon lui « par rapport à des condamnations similaires de confrères« . Le gérant a par ailleurs accusé l’un de ses gros clients de l’avoir forcé à « franciser » ses tomates, achetées notamment à des producteurs néerlandais.

« Le client à qui on livrait savait très bien ce que nous faisions. Nous n’avions pas suffisamment de tomates françaises en volume au moment des promotions, qui nécessitent d’importantes quantités, et il nous a demandé de faire cela« , s’est justifié M. Chéritel, ajoutant que ce client représentait à l’époque 40% de son chiffre d’affaires. L’entreprise, créée en 1987, emploie une centaine de salariés et réalise 40 millions d’euros de chiffre d’affaires. En décembre 2018, elle avait également été condamnée pour avoir fait travaillé illégalement des intérimaires bulgares et condamnée à 261.000 euros d’amende, jugement dont elle a fait appel.

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