Culture food Slow Food / Terra Madre 2024

Umar Ochen Bashir, l’Ougandais qui incarne un leadership renouvelé pour la souveraineté alimentaire

27.09.24

À seulement 34 ans, Umar Ochen Bashir s’impose comme l’un des leaders émergents dans la lutte pour une alimentation durable. Originaire du Karamoja, au nord de l’Ouganda, ce jeune agronome a reçu le Prix Ursula Hudson lors de la première journée de Terra Madre, l’événement phare du mouvement Slow Food à Turin.

 

© Emeline Bartoli

Cette distinction internationale met en lumière son travail pionnier en faveur de l’agroécologie et de la résilience climatique, dans une région où les défis sont immenses.  « Je n’ai jamais reçu de prix dans ma vie, je ne sais pas comment exprimer ma reconnaissance. Normalement, ce sont les marathoniens qui sont récompensés. » Derrière ces mots simples se cache un engagement profond pour la souveraineté alimentaire de sa communauté. Dans le Karamoja, une région agricole et pastorale qui s’étend sur neuf districts, il œuvre à promouvoir des pratiques agroécologiques. Sorgho, pastèque, zébu d’Afrique de l’Est : autant de ressources locales qu’il cherche à préserver tout en formant les habitants à la permaculture. Umar transmet son savoir, sans distinction d’âge ou de sexe, accompagné d’un mini projecteur résolument nomade !

C’est lors d’un salon sur l’alimentation à Kampala qu’il rencontre le mouvement Slow Food, ce réseau mondial dédié à une alimentation « bonne, propre et juste ». Depuis, il est devenu l’un de ses ambassadeurs les plus actifs en Ouganda. Le président de Slow Food International, Edie Mukiibi a souligné l’importance de personnalités comme Umar : « En ces temps difficiles, il nous faut des leaders qui luttent pour les bonnes causes. » Au-delà de son humilité, Umar Ochen Bashir symbolise un renouveau du leadership local, convaincu que l’avenir de l’alimentation passe par le pouvoir des communautés. Sa mission : démontrer qu’une approche collective est essentielle pour bâtir des systèmes alimentaires durables.

Partagez moi !

Vous pourriez aussi être intéressé par

Culture food Festival du Livre de Paris

Poèmes culinaires à la carte

28.02.26
Dans « Bons baisers, bon appétit », l’auteur exhume une insolite série de cartes postales culinaires associant mise en scène de plats régionaux et recettes écrites en alexandrins. Une performance par Matthieu Nicol.

Culture food Festival du Livre de Paris

L’enfance du goût

28.02.26
Derrière un plat, il y a une vie. Derrière une vocation, un récit. Une rencontre avec Guillaume Gomez et Marilyne Letertre.

Culture food Festival du Livre de Paris

Nouveaux récits culinaires

28.02.26
La matière gourmande devient l’objet de récits littéraires, sensoriels et délicats. Une rencontre avec Christine Montalbetti, Féderico Tavola et Adélie Vernhes.