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Quand l’abattage vient à la ferme

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Opacité, manque de traçabilité, souffrances animales… L’abattage industriel n’inspire pas confiance aux éleveurs paysans. Préoccupés par le bien-être de leurs animaux, certains procèdent à l’abattage à la ferme, pourtant interdit par la loi. Trois minutes avec Jocelyne Porcher, directeur de recherche à l’INRA et auteure de « Encore carnivores demain? »,  pour comprendre le contexte.

Pour un abattage digne, à la ferme

Le collectif pluridisciplinaire « Quand l’abattoir vient à la ferme« , qu’elle a créé en 2015, rassemble bien évidemment des éleveurs, mais aussi des vétérinaires, des artisans-bouchers, des consommateurs engagés, des associations de protection animale, des citoyens…. Ce Collectif entend répondre à un constat simple : de plus en plus de petits éleveurs refusent que la mort de leurs animaux ne se termine à l’abattoir, et revendiquent le droit d’abattre  leurs bêtes à la ferme. Personne ne les entend vraiment. Tous veulent offrir au bétail une fin de vie dans de meilleures conditions, au moins grâce à la mise en place d’un abattoir mobile, c’est-à-dire un camion équipé qui se déplacerait de ferme en ferme.

Trois minutes avec Jocelyne Porcher: « Le gros point noir reste l’abattage »
Interview réalisée à l’occasion du dernier livre de Jocelyne Porcher.
« Encore carnivores demain?« , co-écrit avec Olivier Néron de Surgy, Ed. Quae

Image de Une : Des animaux et des hommes

Crédit photo: Annabelle Würbel

Extrait de la galerie photo des éleveurs du Collectif.