Culture food Modes alimentaires

Apprendre en mangeant

13.12.14

Lorsque Martin Malvy décide il y a douze ans de créer Salon de la Qualité Alimentaire (SISQA), il a deux objectifs en tête : favoriser l’éducation des enfants au goût et à la qualité de l’alimentation et faire renouer les consommateurs avec les ressources agricoles et agro-alimentaires de Midi-Pyrénées.

Avec plus de 70 000 visiteurs et 6000 scolaires touchés, on peut dire que son pari est tenu : ce salon est devenu un rendez-vous citoyen autour de l’alimentation. On ne reviendra pas sur les nombreux produits de qualité de Midi-Pyrénées, 200 environ (dont 120 sous signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine) qui occupent les Halles ou l’espace dit « Découvertes », des viandes aux fromages en passant par les vins ou les jus de fruits, ils sont, pour la plupart d’entre-eux excellents. On s’arrêtera surtout sur ce qui est l’une des spécificités de ce Salon : son espace consacré à la pédagogie. Plus de la moitié en fait si l’on compte la Ferme, un Parcours des sens, et moins visible, mais tout autant important, la présence d’apprentis ou de lycéens qui expérimentent là leur futur job.

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De 1 an à 90 ans, on vient au SISQA en famille, pour participer aux ateliers ou découvrir la ferme.

Education au goût

Il est impossible de rater le Parcours des sens, au beau milieu du salon. Ici, de la maternelle aux étudiants en passant par les lycéens, sans oublier les groupes scolaires ou les familles, on se presse pour faire l’expérience du goût au travers des sens. Ludique mais résolument pédagogique, chaque atelier de ce parcours, coordonné par Science Animation Midi-Pyrénées en partenariat avec l’Institut du goût, « repose sur des faits avérés. Il ne s’agit pas de faire de l’animation » nous explique Richard Fuentès, directeur adjoint de Science Animation et en charge du développement de cet espace. C’est ce qui explique peut-être aussi le nombre important d’enseignants qui viennent ici dans le cadre d’un projet pédagogique.

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Ici l’apprentissage se fait de façon ludique
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Les enfants sont installés dans l’univers des Bêtises de Berlingot

On y trouve donc une trentaine d’expériences sensorielles de différents formats allant du scénario court de 5mn au plus long de 20mn, de l’atelier cuisine aux espaces d’immersion, en passant par le jardin aromatique, le testing de cognac, les jeux de l’association On ne joue pas à table ou même les contes culinaires. « On ne garde pas une animation plus de deux ans » poursuit Richard Fuentès, « cette année la nouveauté c’est l’exposition Les bêtises de Berlingo pour les 3-6 ans ». Les enfants y font l’expérience de l’illusion des sens, entre une barbapapa rose à l’ail et une grise au goût fraise. Un peu plus loin, on goûte le Natto, produit à base de sija fermenté, absolument dégoutant d’un point de vue de notre culture gustative, mais tellement apprécié par les Japonais. Autant de saveurs, de mélanges audacieux, et d’arômes étonnants pour exercer son goût.

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Les enfants assistent émerveillés à l’éclosion d’un oeuf.

La nature en ville

Quelques mètres plus loin, c’est la vie de La Ferme reconstituée, avec près de 200 bêtes (vaches, cochons, moutons, chèvres, volailles et même petits poussins juste éclos) mais aussi l’étable, le hangar, les cultures des champs, le jardin potager, la serre, les vergers, les ruches… Et même des milieux naturels, comme cette vigne au milieu de la ferme. On peut choisir de passer pour simplement y caresser un animal, mais, dans le même souci éducatif, on y trouve aussi de nombreuses informations sur les panneaux ou en suivant les bulles « le saviez-vous ? ».

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Une installation de légumes pour que chacun s’entraine à les reconnaître.
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Des panneaux informatifs pour parfaire ses connaissances.

Des méthodes de culture à l’élevage, de nombreux professionnels sont là pour répondre aux questions. De l’éleveur de brebis à l’arboriculteur en passant par le pisciculteur, ils parlent de leurs contraintes, de leurs modes de production et de gestion. Au-delà de cette immersion dans la vie d’une ferme, il s’agit donc d’un vrai moment d’échange avec ces hommes et femmes qui remplissent nos assiettes. Au total, le SISQA s’avère beaucoup plus qu’un Salon. Dans un pays où les agriculteurs ne représentent plus que 3% de la population active, il invite à la réflexion sur cette profession, à sa place dans notre société, belle réussite.

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Les enfants peuvent s’approcher des animaux et les caresser.

Pour en savoir plus, passez 3 minutes avec :

Richard Fuentès, directeur adjoint de Science Animation, a en charge le Parcours des sens. Il nous en explique le fonctionnement et présente quelques ateliers.

 

Et Mme Lioux est institutrice à l’Ecole St Stanislas (Toulouse) en classe de CP. Elle nous explique pourquoi elle est venue au SISQA cette année

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