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Demain des insectes dans nos assiettes ?

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Selon la FAO, les insectes constituent une source majeure et facilement accessible d’aliments nutritifs et riches en protéines. On estime qu’aujourd’hui ils s’inscrivent déjà dans  les régimes alimentaires traditionnels d’au moins deux milliards de personnes. Leur récolte, ou élevage, peuvent créer des emplois et des sources de revenus, tant au niveau des ménages, qu’à l’échelle industrielle.  Avec environ un million d’espèces connues, les insectes représentent plus de la moitié des organismes vivant sur la planète, sachant que plus de 1 900 espèces sont d’ores et déjà consommées par les hommes sur le globe.

De nombreux insectes sont riches en protéines et en lipides mais aussi en calcium, fer et zinc. Alors que le bœuf contient en moyenne 6 mg de fer pour 100 g de poids sec, ce chiffre peut atteindre 20  mg chez la sauterelle. N’utilisant pas l’apport énergétique de l’alimentation pour maintenir leur température corporelle, les insectes consomment donc, en moyenne, seulement 2 kg de nourriture pour produire 1 kilo de « viande » et ne produisent qu’une faible part des émissions de méthane, ammonium et autres gaz à effet de serre. Ils peuvent même servir à réduire les déchets, en participant aux processus de compost qui réinjectent les nutriments dans le sol tout en diminuant les odeurs nauséabondes. Alors, demain des insectes dans nos assiettes ? Le consommateur occidental est-il prêt ?

Pour en parler,
Samir MEZDOUZ  est coordinateur du projet DESIRABLE qui a pour objectif de concevoir une bio-raffinerie durable à base d’insectes dans une démarche entièrement autonome. Les intrants seront composés de résidus de biomasses de multiples qualités, tandis que ses sorties se déclineront en quatre grands axes : des matériaux riches en protéines ; des matières grasses ; de la chitine et des excréments d’insectes.