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Demain des algues dans nos assiettes ?

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Comment nourrir entre 9 et 10 milliards d’individus en 2050 en leur assurant une alimentation saine, sure, suffisante et durable ? Selon les dernières projections de la FAO, compte tenu de l’augmentation de la population mondiale, de l’urbanisation, de l’augmentation du pouvoir d’achat et du développement des usages non alimentaires des produits agricoles, l’augmentation de la production agricole devrait être d’au moins 70%, voire plus pour les productions animales si aucune action n’est menée pour infléchir les comportements alimentaires et leur évolution.

L’augmentation continue et rapide de la demande de protéines animales (viandes, œufs, produits laitiers, poissons et produits de la mer) va donc se heurter rapidement aux possibilités de l’offre. En effet, l’extension des terres cultivables est désormais limitée, les ressources en eau rares et chères et le réchauffement climatique un nouveau défi à relever. La culture de protéines végétales à destination de l’alimentation humaine pourrait également être confrontée au manque de terres arables. De ce fait de nouvelles sources de protéines vont très probablement faire leur apparition, ou se développer dans nos assiettes. Si la consommation d’insectes comestibles est l’une des préconisations formulées par la FAO, les ressources maritimes retiennent particulièrement l’attention dans la mesure où elles n’utilisent pas de surfaces agricoles. Alors, demain des algues dans nos assiettes ?

Pour en parler.
Jean-Paul CADORET, aujourd’hui chez Greensea (entreprise spécialisée dans la culture à grande échelle des micro-algues marines et d’eau douce, ainsi que dans la valorisation de composés marins d’origine végétale à moyenne et haute valeur ajoutée), a été directeur du laboratoire physiologie et biotechnologie des algues à l’IFREMER, et fondateur d’Algenics.