Modes alimentaires

Bon à manger, bon à penser

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“ Il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ». Cette phrase du célèbre anthropologue Claude Lévi-Strauss résume parfaitement la situation du  consommateur-mangeur d’aujourd’hui qui vit dans un contexte anxiogène lié à plusieurs phénomènes. Certains relèvent de notre nature d’omnivore, d’autres de diverses caractéristiques de la modernité alimentaire (éloignement de l’origine de nos aliments, avis scientifiques contradictoires, publicité parfois agressive), d’autres encore de notre difficulté à penser des problèmes d’une grande complexité.

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A ce contexte anxiogène, se rajoutent les interdits alimentaires de nature religieuse, les réticences culturelles propres à chaque pays, ou les considérations éthiques. Nourrir la planète en 2050 supposera donc que, outre les aspects quantitatifs et qualitatifs, soient également offerts à tous consommateurs des aliments « bons à penser ».

Pour en parler,
Jean-Pierre CORBEAU est Professeur de sociologie à l’Université François Rabelais de Tours,  secrétaire général de l’IEHCA (Institut Européen d’Histoire et de Cultures de l’Alimentation) et membre élu du bureau de l‘Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF). Il est l’auteur de nombreux articles sur l’alimentation.