Cuisine collective

Joshna Maharaj

Restaurants universitaires : le modèle Ryerson (Toronto)

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Il y a sans doute des avantages au système français d’uniformisation et de coordination nationale du repas collectif des étudiants, via les Centres Régionaux des œuvres Universitaires (CROUS). Bien sûr le prix (3,15€ pour l’année scolaire 2013/2014), mais aussi une bonne répartition géographique des restaurants et une attention à ce qu’il n’y ait pas de disparités sur le territoire. Là où ça se gâte, c’est quand il faut améliorer la qualité du pain ou travailler avec des producteurs de proximité. Même le bouillant Jean-Pierre Coffe en 2010 s’y était cassé les dents. Non pas que le rapport qu’il avait rendu à Valérie Pécresse, la Ministre de l’enseignement supérieur de l’époque, n’ouvrait pas de bonnes pistes, mais simplement parce que les forces d’inertie de l’administration rendaient la mise en œuvre lente et fastidieuse.

Restaurant CROUS Dauphine

Restaurant CROUS Dauphine

Toute autre méthode en Amérique du Nord et singulièrement au Canada où le « Food Service » de l’université cogère avec les étudiants l’alimentation et même l’éducation au goût de chacun des établissements. Imaginez-vous donc les yeux bandés à tester des légumes et à devoir dire s’ils proviennent ou non de l’Ontario. C’est l’un des multiples moyens déployés par l’université de Ryerson en plein centre de Toronto pour faire prendre conscience aux étudiants que l’alimentation, c’est aussi de la culture.

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Food program Ryerson University

Joshna Maharaj a en charge ce programme et nous en explique les grandes lignes