Génétique

Demain tous pareils ? Quel avenir pour les animaux clonés ?

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Il y a près de 20 ans, le 23 février 1997 très précisément, le monde apprenait la naissance de la brebis Dolly, premier mammifère né sans qu’une fécondation d’un ovule par un spermatozoïde ait eu lieu. Dolly était en effet issue de la constitution d’un embryon par fusion en laboratoire d’un noyau cellulaire et d’un ovule énucléé.

clone

Dix ans plus tard, début 2008, la FDA (l’Agence américaine du médicament et de l’alimentation) rendait un avis estimant que la consommation de lait et de viande produits par des animaux clonés était sans risque, et que ces produits pouvaient donc être mis sur le marché aux États-Unis. Elle précisait toutefois que cette décision ne s’appuyait que sur des considérations scientifiques, et non morales ou éthiques. Enfin,  en mai 2010, la police sud-coréenne a reçu cinq clones d’un chien policier pour les affecter à l’aéroport international de Séoul afin de renifler les bagages des voyageurs. Ces expériences, jugées satisfaisantes, ont conduit les forces de police à commander récemment 40 nouveaux clones. L’ensemble de ces expérimentations posent néanmoins des questions d’ordre éthique, relevant du bien-être animal ou de la manipulation du vivant. Alors risques incontrôlables ou progrès pour l’humanité ?

Pour en parler,
Dominique VERMERSCH est aujourd’hui recteur de l’Université catholique de l’Ouest à Angers. Ancien professeur d’Économie publique et d’éthique, il est à l’initiative du groupe Ethos-INRA et de l’Espace Ethique Agrocampus Ouest. Il est membre du Comité Consultatif Commun d’Éthique pour la Recherche Agronomique INRA-CIRAD.