Études

Le bien-être animal

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La progression constante de produits se prévalant d’une valeur ajoutée « éthique » (produits écologiques, produits issus du commerce équitable, produits issus de l’agriculture biologique …) témoigne d’une attention grandissante des consommateurs envers les conséquences – directes ou indirectes – de leurs actes d’achat. Plusieurs indicateurs montrent que la préoccupation croissante pour le bien-être animal s’inscrit dans cette « demande sociale » et dans cette exigence de modes de production plus respectueux et plus justes.

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Les députés français ont récemment adopté (28 janvier 2015) une loi qui change le statut de l’animal domestique dans le Code civil et le reconnaît comme un « être doué de sensibilité ». Le bien-être animal, qui fait référence à « la qualité de vie telle qu’un animal individuel en fait l’expérience », englobe non seulement la santé et le bien-être physique de l’animal, mais aussi son bien-être psychologique et la possibilité d’exprimer les comportements importants propres à son espèce.

Les études montrent que, dès lors qu’elles sont connues du public, les conditions ordinaires d’élevage des animaux suscitent une forte réprobation sociale. Les sondages d’opinion relatifs à la perception par le public du bien-être animal et des conditions d’élevage font état de critiques particulièrement sévères à l’égard des pratiques inhérentes à l’élevage industriel, dont la claustration, la contention et les mutilations. Qu’en est-il exactement ? Quelles sont les conditions d’élevage des animaux de rente ? Que dire de leur bien-être ?

Pour en parler Isabelle VEISSIER. Directrice de l’Unité Mixte de recherche sur les herbivores à l’INRA de Clermont-Ferrand, elle conduit des recherches sur le comportement et le bien-être animal, principalement chez les bovins afin d’appréhender ce que l’animal perçoit, notamment afin de concilier au mieux production et bien-être animal.