Nutrition

Alimentation et santé : le « French paradox »

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L’expression « French Paradox » est utilisée pour la première fois en 1986 pour désigner la singularité culturelle française vis-à-vis d’études sur le vin et la santé. Ce « paradoxe », mis à jour par les scientifiques, part d’un constat étonnant, à savoir qu’une consommation de vin régulière et modérée (habitude française par excellence) aurait des effets bénéfiques sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Les chercheurs décrivent une courbe « dite en J », avec une baisse du risque cardiovasculaire pour des consommations de 20 à 40 g d’alcool par jour (2 à 4 verres de vin) et une augmentation du risque pour des consommations supérieures.

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Pour expliquer ce constat les chercheurs mettent en avant la présence de certaines substances contenues dans le vin rouge comme les composés phénoliques qui pourraient diminuer le risque de caillot dans les artères et donc la survenue de maladies cardiaques comme l’infarctus.  Le « French paradox » continue toutefois de faire l’objet de nombreuses communications dans les congrès internationaux et, depuis quelques temps, sa réalité est remise en question par de nombreux scientifiques.

Alors, le vin est-il « bon pour la santé » ? Pour sortir des débats souvent trop simplistes, ou caricaturaux, François PAILLARD, interrogé par Alain BERGER, répondra aux questions des participants après avoir préalablement fourni les clefs permettant de mieux comprendre le contexte et les enjeux des débats.

Pour en parler,
François PAILLARD est cardiologue, membre de la Fédération Française de Cardiologie. Il est, notamment, l’auteur de nombreux articles traitant des liens entre santé et alimentation.