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Rentrée des classes pour Christiane Lambert

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Emploi du temps surchargé pour Christiane Lambert qui faisait sa conférence de presse de rentrée ce matin. Sa première. Il a évidemment été question des États généraux de l’alimentation, mais aussi du glyphosate, le tout sous le voile de la nouvelle dialectique politique entre un Ministre d’État à la transition écologique passionné d’agriculture et un Ministre chargé de ladite agriculture.

Commençons par la fin. Christiane Lambert a annoncé que les agriculteurs ne manifesteraient pas début octobre mais se rassemblerait quelque part à Paris et ailleurs à la rencontre des citoyens, juste au moment où Emmanuel Macron doit ramasser la mise des États généraux. C’est Anne Hidalgo qui tient les clefs du lieu, on en saura bientôt un peu plus sur la fête annoncée.
En attendant, c’est pas vraiment les vacances à la FNSEA si on en juge par les dossiers en instance sur la table avec les États généraux de l’alimentation en tête de gondole. Christiane Lambert a précisé que son Syndicat était présent dans tous les ateliers et parfois même avec plusieurs représentants. Bien sûr la priorité des priorités c’est le revenu des agriculteurs et on ne participe pas « pour se lamenter, mais pour trouver des solutions. »

Décision sur le glyphosate à remettre impérativement en discussion

Christiane Lambert en a également profité pour donner un satisfecit au gouvernement pour la Loi « travail » où son syndicat a été « très tôt consulté par le Premier Ministre et Muriel Pénicaud. » « Les avancées, notamment sur le compte pénibilité, dans un secteur où 160 000 employeurs n’ont que 1,6 équivalent temps plein en moyenne, vont dans le bon sens. »
Côté Fipronil, Christiane Lambert a rappelé qu’il s’agissait d’un « acte commercial malveillant provenant de deux start-uper aujourd’hui en prison… et si parfois les agriculteurs se plaignent des excès de normes et des contrôles, pour le Fipronil, ceux-ci ont été efficaces, il ni a eu ni catastrophe, ni risque pour les consommateurs. »

Enfin, côté glyphosate, la Présidente de la FNSEA a expliqué à Nicolas Hulot un principe de gouvernement assez simple : « il doit y avoir échange avant discussion, une concertation étroite avant de prendre des décisions. » Elle pense a des consultations interministérielles qui, d’après ses informations, n’ont pas été menées, mais aussi au niveau européen. La réduction brutale et l’interdiction du glyphosate dont elle a eu l’occasion de discuter hier avec Éric Andrieu, député européen peu enclin à des concessions avec la FNSEA, « doit être encadrée et la raison doit l’emporter. » « Il faut arrêter les dogmatismes et rappeler que si la France est toujours citée comme le premier utilisateur européen de produits phytosanitaires, nous sommes au 9ème rang quand on ajoute le critère de quantité à l’hectare… .«