Politique

Nicolas Hulot en tournée dans les fermes d’avenir

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Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a soutenu mardi à Rennes l’idée qu’il n’y avait pas « une manière de produire des aliments« , en se rendant à l’étape rennaise du « Fermes d’avenir tour », un festival itinérant visant à promouvoir une alternative au modèle agro-industriel.
Maxime de Rostolan qui coordonne les Fermes d’avenir et le Ministre se connaissent bien, en témoigne cette conversation filmée entre les deux hommes que nous avions publiée en octobre dernier.

« L’idée de ce déplacement, c’est de valoriser dans notre territoire des modes de production agricole qui font la démonstration qu’il n’y a pas une manière de produire des aliments. Il y a une diversité des modes de production« , a déclaré Nicolas Hulot lors d’un point de presse. « Il y a dans nos territoires des choses qui fonctionnent très bien, on peut rencontrer des agriculteurs, des paysans qui font un métier dur (…) et qui arrivent très très bien à avoir des bons rendements agricoles, des rendements économiques suffisants, jamais totalement suffisants, sans utiliser massivement des intrants ou des amendements« , a dit le ministre. « Je ne dis pas que ce modèle est généralisable dans l’ensemble du territoire, mais entre le conventionnel qu’il ne faut pas stigmatiser mais qu’on peut engager dans une démarche de progrès et les autres formes d’agroécologie, de permaculture, d’agroforesterie, il y a un équilibrage à trouver« , d’autant qu’ »il y a une incroyable demande des consommateurs pour des produits de qualité, de proximité« , a dit Nicolas Hulot. Des consommateurs qui « ont besoin sur un plan nutritionnel et sur un plan sanitaire d’être rassurés« , a-t-il précisé, avant d’ajouter que « les agriculteurs ont besoin aussi d’être rassurés sur des pratiques parfois environnementales dont ils sont les premières victimes« .

Une ambition pour les États généraux de l’alimentation

M. Hulot a fait ensuite référence aux États généraux de l’alimentation, qui se sont ouverts lundi et qui se dérouleront jusqu’à fin novembre, auxquels il confère « une ambition« : celle « de regarder sur un plan économique comment on peut redonner un peu de sécurité aux agriculteurs, comment on peut rémunérer le travail qu’ils peuvent faire pour protéger la biodiversité, pour produire de l’énergie, pour produire des aliments de qualité, diversifier leurs ressources. Et puis dans la perspective de la révision de la Politique agricole commune (PAC) voir quelle sera la position de la France dans cette échéance-là« . A raison de trente étapes, le Tour de France des Fermes d’avenir, lancé en juin et « dédié à l’agroécologie« , a proposé aux citoyens de sillonner la France pour « découvrir les initiatives locales qui préfigurent le monde rural de demain« .