Politique

Le Président de Lactalis fait le minimum syndical

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Le président de Lactalis, Emmanuel Besnier, a assuré à la présidente de la FNSEA que la crise de la salmonellose n’aurait pas de conséquences sur les éleveurs en contrat avec le géant laitier, a-t-elle indiqué mardi à l’AFP. Nous avons eu « l’engagement qu’il n’y aura pas de répercussions sur le prix du lait aux producteurs« , mais on se demande bien quel autre choix avait le PDG de Lactalis.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, doit réunir l’ensemble des acteurs de la filière lait, mardi en fin d’après-midi, pour faire le point sur cette crise et ses conséquences sur le secteur. « Ce n’est pas un problème dans l’élevage ou la livraison de lait, c’est un accident industriel dans l’entreprise. Nous avons eu la confirmation que la responsabilité des producteurs est complétement écartée« , ils n’auront donc « pas à subir les dommages collatéraux » de cette crise, a ajouté Mme Lambert. Le groupe Lactalis a maintenu la collecte de lait chez les éleveurs livrant habituellement l’usine de Craon (Mayenne) aujourd’hui fermée. Mais, face à l’ampleur et à la durée du problème, les syndicats se sont faits l’écho de la crainte des producteurs de voir celle-ci s’arrêter. « Nous avons obtenu l’engagement que le maintien de la collecte durerait quelle que soit la longueur de la crise, avant la remise en route du site, le lait allant vers d’autres transformations« , a déclaré Mme Lambert.

À vrai dire, on ne voit pas très bien quelle autre décision E. Besnier aurait pu prendre. Le lait est sa matière première et ,sauf à mettre fin à ses activités, il ne pouvait annoncer autre chose. Les syndicats qui l’ont reçu ce matin, puisqu’il daigne désormais se déplacer, semblent avoir oublié que durant l’été 2016, un bras de fer les avait opposé au groupe pour réussir à faire remonter les prix d’achats pratiqués par Lactalis qu’ils jugeaient trop bas. Malgré la crise et les actions d’urgence, les problèmes de la filière restent entiers.