Collectivités

Victoire(s) en vue pour le bio dans les cantines

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L’association Un plus bio avait élu domicile hier à la Mairie de Paris pour attribuer ses Victoires des cantines rebelles. Avant ça, la matinée était consacrée à des débats, essentiellement pour dégommer les idées reçues sur le bio avec, dans le tiercé gagnant des empêcheurs de tourner en bio : le coût élevé, les budgets restreints des collectivités locales et la supposée provenance lointaine des produits bio. Emmanuelle Cosson, Directrice du département Enfance et Jeunesse de la Ville de Salon de Provence était l’une des snipers.

74 collectivités représentant 212 178 repas par jour, servis sur 1 123 sites de consommation, pas mal non? C’est la base de l’étude qu’a faite l’observatoire de la restauration collective bio et durable. En observatrice de l’observatoire, Antoinette Gühl, Maire adjointe d’Anne Hidalgo chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et de l’économie circulaire était là. Et oui la capitale vient de rejoindre le club des territoires et Un Plus Bio a désormais une sacrée longueur d’avance pour conserver sa place de premier réseau national des cantines bio. L’affaire est d’importance car on entend aussi souvent que le succès de Mouans-Sartoux et de ses 10 000 habitants n’est pas transposable aux grandes métropoles.

tableau salon

L’exemple de Salon de Provence qui affiche près de 50 000 habitants nous a paru très parlant, à commencer par l’incroyable courbe du coût des matières premières qui baisse à mesure que la part du bio augmente. Et tous les autres paramètres sont à l’avenant, comme nous l’explique Emmanuelle Cosson