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Agriculture urbaine

L’urbiculture, un outil pédagogique d’avenir

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On peut voir ces temps-ci sur un toit parisien ou à la Ferme de Paris, des groupes d’élèves déambuler au milieu de drôles de jardins, là où s’invente l’agriculture urbaine de demain. Tous se préparent à participer au concours des urbiculteurs, qui se tiendra à la Cité des Sciences et de l’industrie au mois de mai prochain.

Quelle bonne idée! Agiter les cerveaux de près de 500 collégiens pour les amener à considérer l’aquaponie, les murs végétaux et autre compostage comme leur environnement normal d’urbain de demain. Et pour motiver les troupes, quoi de mieux qu’un concours. Professeurs des écoles, enseignants de sciences, ou collectifs d’enseignants réunis autour d’un projet pluridisciplinaire, ont donc été conviés par l’association Agitateurs de Sciences à imaginer avec leurs élèves un potager de classe. Mais attention, le règlement précise que les élèves « devront se mettre dans la peau d’apprentis ingénieurs et conduire une démarche d’investigation aussi rigoureuse et méthodique que possible ». Autant dire qu’il ne s’agit pas de s’imaginer en balade et pique-nique sur les toits de Paris pour le seul plaisir de faire sauter les maths et le français. Le concours est exigeant, le jardin envisagé doit être imaginé comme pouvant un jour servir de modèle. Les élèves doivent donc travailler sur le design, les matériaux, le choix des espèces, l’utilisation de l’eau, mais aussi penser aux aspects les plus pratiques du montage comme à la durabilité.

On est allé faire un tour sur le toit de la Cité de la Mode et du design voir comment ça se passait et rencontrer Stéphanie Brusset, la directrice des Agitateurs de Sciences.