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Le Bonheur est dans l’assiette

Oriol Rovira

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Sixième épisode sur ARTE de l’excellente série de dix documentaires dont nous vous avons parlé ici. Dix chefs, dix pays et on est aujourd’hui en Espagne avec Oriol Rovira, de loin le Chef le plus atypique de la série.

Allez, tiens on va commencer cette nouvelle semaine de cinq épisodes du « Bonheur est dans l’assiette » par une critique simple : on n’en peut plus de cette musique de supermarché ! Bon, déjà que les voix des doublages sont parfois niaises, ça n’était pas la peine de nous infliger ce produit Garage Band de débutant.

Voilà c’est dit et maintenant ruez vous sur l’épisode du jour, le meilleur selon nous.

Mais pourquoi donc ? D’abord parce que comme dans tous les milieux, il existe une famille, un réseau. Prenez les neuf autres chefs de la série, la plupart d’entre eux se connaissent très bien, leurs noms tournent sur la world wide gastronomie, même si le grand public ignore plus ou moins leur existence. Ensuite, et « Le Bonheur est dans l’assiette » ne dément pas à l’image, l’esthétique de leurs assiettes reprend quelques règles communes : petites quantités et équilibre des formes et des couleurs.

Alors quand vous déboule un Oriol Rovira à l’antenne, tout n’est que surprise. Le gars n’a rien à faire du monde de la gastronomie, se tape joyeusement de tous les codes de la modernité et quand on le voit à sept heures du matin attaquer le boudin au petit déjeuner avec quasi toute sa famille, on comprend que l’on va avoir à faire à un dur. L’idée d’une petite assiette chichiteuse est à l’envers de son univers de fermiers, quand à un monde sans viande, et singulièrement sans porc, plutôt arrêter le métier.

Et pour toutes ces raisons, cet épisode donne du relief à l’ensemble de la série, la rendant moins monocolore dans les assiettes, remplaçant l’habituelle interprétation de la tradition comme définition de la modernité par la tradition simplement poussée à la perfection, on avait oublié la beauté de la chose.

Diffusion : Lundi 20 octobre à 17.45 et en replay pendant 7 jours.
On peut retrouver sur le guide d’ARTE une recette de Oriol

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