Histoire-Géo

Sur les traces d’un poisson modèle

Par -


Dans un univers où il semble de plus en plus difficile d’assurer une traçabilité fiable des produits, où le contrôle de la qualité est difficile et où la surproduction menace les espèces, le Skrei est un poisson qui (dé)fraie cette chronique.

Commençons d’abord par regarder cette carte de voyage :
IMG2463

Il manque à l’appréhension de ce document le sens de la température des eaux glaciales que ce poisson d’exception traverse pour aller frayer à contre-courant dans le magnifique écrin des îles Lofoten. C’est l’acte 1 de l’épopée du Skrei qui va lui donner une chair ferme, car le gars s’est sérieusement fait du muscle pendant le parcours. A l’origine, on parle d’un simple cabillaud. Sauf que celui-ci ne ressemble que d’assez loin à ses cousins feignasses qui se prélassent à longueur d’années près des plages. Avec son mètre de long, son nez pointu, et sa peau colorée, il débarque donc là en plein hiver.

Ambiance:

Récemment, deux jeunes chefs parisiennes Beatriz Gonzalez (Neva cuisine et Coretta) et  Chloé Charles (Fulgurances, L’Adresse) sont allé voir de quoi ils en retournaient côté pêche. Première pierre dans le cercle vertueux du Skrei, celui-ci ne peut faire l’objet d’une pêche industrielle au filet mais bien d’une traditionnelle ligne avec hameçons.

Démonstration :

Enfin, et ce n’est pas la moindre des qualités du Skrei, il remplit à la fois toutes les conditions de traçabilité et de préservation des ressources halieutiques avec une politique de quotas très sérieusement appliquée par le gouvernement norvégien. Si l’on en croit l’Institut de recherche marine de Bergen, on pêche finalement chaque année aux Lofoten assez peu de Skrei, soit environ 800.000 tonnes alors que le stock dépasse les 2,5 millions de tonnes.

Le Skrei ? Un poisson modèle.
SKREI POISSON

Photos et vidéos Centre des Produits de la mer de Norvège.