William Saurin : la dernière entreprise du groupe a trouvé preneur

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Les pizzas Som’Baker, dernière filiale opérationnelle du groupe Financière Turenne Lafayette, ont été cédées à un investisseur belge, mettant ainsi un terme à la vente des différents morceaux du groupe qui abritait les cassoulets William Saurin.

Ce fabricant de pizzas pour la grande distribution, méconnu du grand public, qui emploie environ 70 personnes à Rancourt (Somme), sera désormais la propriété d’Arc Food Invest, a indiqué la direction de Financière Turenne Lafayette (FTL), dont les filiales ont été cédées à la pièce, après la découverte d’anomalies dans les comptes.

Le tribunal de commerce de Paris, se rangeant au choix des créanciers – banques et pouvoirs publics – « a statué en faveur de l’offre d’Arc Food Invest le 6 février 2018″, indique dans un communiqué FTL, qui ajoute que les représentants du personnel « ont également rendu un avis favorable à cette offre ».

Arc Food Invest est un investisseur belge, qui « soutient des acteurs industriels spécialisés dans la transformation de produits agroalimentaires frais de qualité, pizzas, plats préparés, olives et produits méditerranéens », précise FTL dans ce communiqué. « Il prévoit le maintien de l’ensemble des emplois et du management actuel », affirme FTL, qui ajoute que le repreneur a l’intention de proposer aux salariés d’entrer au capital de la société, « afin de les associer au succès de son futur développement ».

La mise en oeuvre et la conclusion de cette opération « marqueront la bonne fin du processus de cession des activités du groupe, réparties au sein des pôles Conserverie de plats cuisinés, charcuterie et salaisons et traiteur frais », rappelle FTL, qui se félicite d’avoir « préservé l’ensemble de ses activités opérationnelles et des emplois afférents, gravement menacés il y a un an ».

Après le décès fin novembre 2016 de sa dirigeante Monique Piffaut, un audit avait mis au jour le maquillage des comptes de FTL pendant au moins 10 ans, avec des sommes portant sur 250 à 300 millions d’euros de fausses factures, selon la presse. Avec des marques aussi connues que William Saurin ou Madrange, le groupe, dont la restructuration a été précipitée par la découverte de ces comptes truqués, comptait 2.980 salariés au 31 mars 2017.