Affaire Lactalis : le blocage en caisse, une mesure pour pallier les failles

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Face aux dysfonctionnements dans la procédure de rappel des boîtes de lait infantile Lactalis après une contamination à la salmonelle, des enseignes comme Monoprix, Intermarché et Casino ont mis en place un blocage des produits en caisse.

Dans la grande distribution, chaque produit est muni d’un code-barre, auquel chaque enseigne associe un prix. Dans la procédure de blocage, une fois la base de donnée des produits modifiée, si un article visé par la procédure venait à passer en caisse, il apparaîtrait en « article inconnu » et ne pourrait donc pas être vendu, explique à l’AFP une porte-parole de Monoprix. Ainsi, « on est sûr que le client ne peut pas repartir » avec l’un des articles visés, a-t-elle précisé, « c’est une barrière supplémentaire » que Monoprix a mise en oeuvre « il y a trois jours ».

Elle n’a en revanche pas pu indiquer si des articles litigieux avaient été bloqués par ce biais. Si un employé de caisse se trouve en présence d’un tel article, il le « met de côté et il sera détruit », explique la porte-parole de Monoprix, en plus des mesures de rappel et de retrait, « c’est une barrière supplémentaire ».

Techniquement, cette manipulation dépend des services internes de l’enseigne. C’est également le cas au sein du groupe Casino, qui a lui aussi rapidement mis en oeuvre le blocage en caisse, grâce à une fonctionnalité du système d’encaissement. Dans les magasins du groupe (Géant, Casino, Franprix), si un article visé vient à arriver en caisse, celle-ci indiquera « interdit à la vente » ou « inconnu » tout en interdisant le « forçage », c’est-à-dire la saisie manuelle des chiffres du code barre, indique-t-on au sein du groupe.

Autre possibilité, dans certains magasins, la caisse afficherait un prix de 9.999 euros. Ces mesures ont été annoncées par les enseignes alors que plusieurs centaines d’articles ont été vendus par des groupes de distribution au delà du 21 décembre, date à laquelle a été annoncé le retrait total de produits potentiellement contaminés par la bactérie sortis depuis février 2017 de l’usine Lactalis de Craon (Mayenne).