Filière canard : Maïsadour inaugure un site pilote de biosécurité

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Le groupe agricole Maïsadour a inauguré vendredi un site pilote de biosécurité à Mugron (Landes) alors que la fillière palmipède a entrepris de réviser ses pratiques sanitaires après les deux crises aviaires successives qui ont frappé les éleveurs entre 2015 et 2017.

« Trois millions d’euros ont été investis » par le groupe coopératif agricole landais dans de nouvelles mesures de biosécurité, dont ce site installé dans un ancien abattoir et dédié à la désinfection, au stockage des camions et cages de transports d’animaux vivants, a expliqué Michel Prugue, président du groupe, lors de l’inauguration.

Ces investissements s’ajoutent aux 8 millions d’euros dépensés par les 1.000 éleveurs de palmipèdes et volailles adhérents sur leurs exploitations, a ajouté le président de Maïsadour (1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Alors que le transport a été pointé comme vecteur majeur de propagation du virus, les camions sont désormais munis de bâches micro-perforées pour éviter tout vol de plumes, et de barres anti-écoulement pour piéger les fientes.

Toutes les stations de nettoyage des abattoirs ont également été mises à niveau (eau chaude, détergent…). « On a tiré les leçons » des deux épisodes aviaires et si « des virus arrivent, nous sommes mobilisés au maximum pour les maîtriser », a assuré M. Prugue. Il s’agit désormais de « reconstruire durablement une filière d’excellence », a ajouté le directeur général de Maïsadour, Philippe Carré, qui espère que 2017 sera « le dernier Noël de convalescence ».

Selon ces responsables, le prix du foie gras devrait augmenter d’environ 10 à 15% pour les fêtes de fin d’année en conséquence des deux épizooties. Les éleveurs de poules et canards français se sont engagés en avril à réformer de fond en comble leurs pratiques sanitaires pour éviter la répétition des épidémies aviaires qui menacent la pérennité du foie gras, un des fleurons de la gastronomie française.