300 agriculteurs à Paris pour demander une amélioration des prix

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Quelque 300 agriculteurs venant de toute la France étaient mercredi Place de la République à Paris pour demander une amélioration du prix de leur production, alors que le président Emmanuel Macron doit annoncer des mesures dans ce sens à Rungis dans l’après-midi.

Sous le slogan « les paysans français premiers acteurs de la biodiversité et de l’entretien des paysages », et « no farmers, no food, no future », les agriculteurs de la FNSEA et des JA cherchaient à sensibiliser les parisiens à la problématique des prix payés aux paysans. Des affiches expliquaient par exemple que sur une baguette de pain de 0,90 euro, le producteur de farine reçoit 4,6 centimes, et que sur un paquet de pâtes de 78 centimes, le producteur touche 17 centimes, l’industriel 36 centimes et le distributeur 20 centimes.

« Il faut qu’on ait des signaux importants ce soir pour protéger les agriculteurs, pas uniquement par la parole mais par un encadrement législatif », a déclaré le secrétaire général de la FNSEA, Jérome Despey, lors d’une conférence de presse au pied de la statue de la République. Les agriculteurs attendent « avec impatience » les propos du président de la République à Rungis, a indiqué M. Despey, et demandent même que le président ou le ministère de l’Agriculture viennent les voir place de la République « Nous voulons que nos concitoyens voient que l’agriculture a une importance avec un prix correct qui doit être payé aux producteurs », a-t-il ajouté.

« Nous ne voulons plus subir. Nous voulons un prix, un volume, une durée, nous voulons une sécurité et de la cohérence, pas toujours plus de normes et d’interdictions », alors que les produits importés via les accords commerciaux type Ceta sont traités aves des produits phytosanitaires interdits en Europe, a renchéri le secrétaire général des Jeunes Agriculteurs (JA), Samuel Vandaele. Emmanuel Macron dévoile mercredi à Rungis les premières mesures issues des discussions des Etats généraux de l’alimentation, visant à redonner un peu d’oxygène aux agriculteurs en difficulté et à mieux organiser leur filière.